samedi 27 décembre 2014

Les rois maudits T1 : Le roi de fer



Couverture de Les Rois Maudits - Intégrale
Auteur : Maurice Druon
 
Plusieurs éditions très peu chères sont disponibles

Résumé

Au début du XIVe siècle s'ouvre, contre les Templiers, le plus vaste procès dont l'Histoire ait gardé le souvenir. Jacques de Molay, le grand-maître de l'Ordre, meurt sur le bûcher en lançant sa terrible malédiction contre le roi de France, le pape et les grands du royaume : « Maudits, tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races ! ». Dès lors, le malheur s'abat sur la France. Les quatre derniers Capétiens directs meurent en moins de quinze années : adultères, meurtres, procès, trahisons ébranlent la dynastie, et mènent à la guerre de Cent Ans.

 

Mon avis

Je n’ai pas pour habitude de faire des chroniques de mes lectures historiques car ce n'est pas l'endroit. En outre, j’ai une période favorite qui est le Haut Moyen-âge et le tout début de la Renaissance, aussi, je lis beaucoup de biographies concernant mes petits chouchous et je dois avouer que c’est assez rébarbatif si l’on n’est pas passionné le sujet. Bref, tout ça pour dire que ce n’est pas le sujet du blog et que je ne comptais pas parler de cette lecture mais au vu de la facilité de lecture, j’ai décidé que c’était le moment. Bien que je ne connaisse que très peu la dynastie capétienne (celle des Valois est plus mon domaine et mon époque), j’ai trouvé que Druon rendait l’Histoire des rois capétiens tout à fait accessible et compréhensible même quand on n’y connait strictement rien. Un véritable exploit car les dynasties sont tellement mélangées entre les mariages consanguins et les noms à rallonge dans lesquels les prénoms sont les mêmes et dont seuls les titres permettent de les différencier que l’on se perd très facilement.

En dépit de mon intérêt pour les Templiers, je ne me suis jamais intéressée à leur fin car elle les rendait trop humains et ce n’est pas ce que je recherche quand je fais des recherches sur les croisades. Qui a envie de s’imaginer un super guerrier mourant à cause d’un procès, enchainé et affamé ? Pas très épique comme fin… Pourtant, l’histoire débute par une malédiction prononcée par le Grand Maitre de l’Ordre, Jacques de Molay, lors de son exécution. La raison de la condamnation des Templiers, pourtant soutiens du pouvoir royal ? Philippe le Bel fait condamner les Templiers en les accusant d’être des hérétiques mais la raison officieuse est sa volonté de s’emparer de leur trésor pour renflouer les caisses du palais. Voilà le contexte alors que le livre débute. Mais, l’œuvre ne se centre pas uniquement sur Philippe car elle met au centre différents personnages qui gravitent autour du roi de France :

-          La fille de Philippe, Isabelle, est mariée au roi d’Angleterre et intrigue depuis Westminster avec son cousin pour faire tomber ses belles-sœurs qu’elle hait. Robert d’Artois l’y aide car leur mère, Mahaut, lui a enlevé ses terres, le destituant ainsi de son héritage royal.

-          Blanche, Jeanne et Marguerite sont les victimes des intrigues des cousins cités plus haut.

Ø  Jeanne et Blanche sont les filles de Mahaut de Bourgogne et sont mariées aux fils de Philippe le Bel et leur ont permis d’unifier le royaume et, accessoirement, de renflouer les caisses de la France. L’avantage pour elles ? Celui d’être un jour reines, ou au moins, de faire partie de sa famille proche.

Ø  Marguerite Navarre, cousine des sœurs, est mariée au dauphin de France et est destinée à devenir la reine de France.

Si Jeanne respecte son engagement matrimonial et ne prend pas d’amant, ce n'est pas le cas de sa jeune sœur et sa cousine, Marguerite.  Pourtant, elle les aide à organiser leur rendez-vous avec leurs amants, écuyers de leurs époux. Si l’on peut comprendre la raison de Marguerite de prendre amant, celle de Blanche est un véritable mystère…  

-          Enfin, une dernière intrigue d’amour mais aussi financière se développe grâce à Guccio, neveu du banquier florentin Tolemei qui s'éprend d'une jeune noble désargentée.

La multiplication de toutes ces intrigues permet de donner une coloration multiple à l’œuvre qui plait à tout le monde : de la raison d’Etat à la succession, en passant par une mystérieuse malédiction, les questions de vengeance se mêlent à celle plus douces des naissances de liaisons amoureuses ou plus amères du lien conjugal. Druon fait une peinture complète des relations suzerain/vassaux dans lesquelles rien n’est acquis. Il nous peint des nobles en lutte entre eux mais aussi contre leur prince et dont le seul but semble être de s’enrichir et d’obtenir une place de choix à la cour royale, voire même la place royale car même si les chutes sont nombreuses, la place est vite prise… Un véritable jeu de chaises musicales, un « game of thrones » réellement. De plus, Druon montre à merveille les déchirements du roi qui doit agir avant tout pour le bien du pays et non pour lui ou sa conscience et qui est prêt à tout pour assurer le bien-être de son royaume ; Isabelle, elle-aussi, connait les devoirs que le métier de régent impose et est consciente que cela signifie l’abandon de son propre bonheur . Pourtant, loin d’être politique et sombre, son œuvre est également humoristique en montrant des princes franchement idiots qui désolent leur père et en peignant une société superstitieuse qui prête attention au moindre détail. Les amateurs de sang seront également satisfaits car il y a des scènes de torture et les personnages vicieux ne manquent pas. La citation de la photo n’est absolument pas mensongère : j’ai eu l’impression de lire Game of Throne mais en version véridique me donnant ainsi des connaissances sur une époque que je connais peu. Peignant les débuts de la guerre de Cent ans, cette œuvre tout public ne manquera pas de séduire le plus grand nombre, j’en suis certaine, il ne reste plus qu’une chose à faire : lui laisser sa chance.

 

Extrait

«  - Le Pape que ns avions fait est maintenant à Dieu, murmura-t-il en tendant le parchemin à Marigny.

-          Quand a-t-il passé ?

-          Voilà 6 jours francs, répondit Marigny. Ds la nuit du 19 au 20.

-          Un mois après, dit le roi.

-          Oui , Sire, un mois après … dit Nogaret

Ils avaient fait, ensemble, le même calcul. Le 18 mars, au milieu de la nuit, le gd maître des Templiers leur avait crié : « Pape Clément, chevalier Guillaume, roi Philippe, avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu… ». Et voici que le 1er déjà était mort. […] Le monarque était d’une pâleur impressionnante, et il avait, ds sa longue robe royale, la raideur glacée des gisants »

dimanche 21 décembre 2014

Divergent raconté par Quatre

Alors que je fais tout pour ne pas me remettre au boulot, je tombe sur une bonne nouvelle concernant Veronica Roth et sa série Divergent qui va être publiée mais du point de vue de Quatre cette fois-ci !!! AAAHHH !!! :D
Sortie le 2 avril apparemment, vive le printemps ^^

Boys out !


Couverture : Boys Out !
Auteur : Rawia Arroum
 
Prix : 16E
 
Edition : Hachette (coll : Black Moon)

Résumé

Dans le monde de Lyra, les hommes sont des fugitifs.

Les hommes sont des proies qu'il faut éliminer.

Ils n'ont qu'une utilité : la procréation.

Une fois cette unique tâche accomplie, ils sont exécutés.

 

Lyra s’entraîne dur pour être un des meilleurs éléments de cette société d'amazones.

Jusqu'au jour où c'est à son tour d'être en contact avec un garçon...

 

Mon avis

Décidément, mon humeur doit être assez maussade car je lis beaucoup de dystopies. Après Endgame que j’avais apprécié (mon avis et un extrait ici : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2014/12/endgame-t1-calling.html), j’ai tenté le sort avec un autre type de dystopie : celle qui réécrit un mythe. Dans Boys Out ! c’est celui des Amazones qui est mit à l’honneur et, évidemment, la féministe en moi n’a pas su résister.

Lyra est une jeune fille de 18 ans et vit en France, dans un monde où les femmes ont prit le pouvoir et se vengent des hommes et des siècles de soumission imposée. Elles s’entrainent pour devenir aussi fortes qu’eux tout en vénérant leur féminité, les traquent, procréent avec eux (une fille, sinon elles tuent l’enfant) et les tuent. Ca me rappelle un peu le concept assez glauque de la mante religieuse (infecte bête, mais passons ^^). Bref, Lyra est bien ancrée dans le système et souhaite plus que tout être une mère pour servir, à son tour, sa société. Pourtant, quand la convocation qui peut lui permettre de réaliser son souhait arrive, c’est tout son univers qui va s’en trouver chambouler car le garçon qu’elle rencontre n’est pas le monstre qu’on lui a dépeint...

Outre le thème qui est un concept assez original pour être souligné même s’il n’est totalement novateur, j’ai été poussée vers ce livre grâce au fait que Rawia Arroum soit un tremplin Black Moon. En effet, après ma découverte de la série Salmacis dont les qualités littéraires ne sont plus à démontrer (mon avis du T1 ici : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2014/06/salmacis-t1-lelue.html et du T2 avec un extrait ici : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2014/10/salmacis-t2-ame-soeur.html), j’ai décidé de lire ces tremplins qui sont l’occasion de découvrir de nouveaux visages. Oui, nos auteurs ont du talent et je trouve dommage de ne pas valoriser ces livres qui sortent de l’ordinaire. Bref, me voilà donc en train de livrer mon avis sur ce livre dont je ne déplore qu’une chose : l’héroïne n’est pas assez impertinente, je trouve son caractère trop doux pour survivre à tout cela. En dépit de ce mince détail, l’intrigue est bien construite et les évènements s’enchainent à une telle vitesse que la lecture ne nous laisse aucun répit et se déroule aussi vite que la vie de Lyra. Alors que je ne m’attendais pas du tout cela, Loan a été le personnage que j’ai le plus apprécié et qui m’a le plus touché, je ne peux pas parler des autres personnages car ils ne sont pas assez développés. Mais le point fort de ce livre, outre la leçon qui est délivrée, est sans aucun doute la fin. Je ne vais certainement pas vous dire de quel genre il s’agit, mais je vais vous expliquer pourquoi je l’apprécie tant. Tout d’abord, des fins pareilles marquent le lecteur et colorent la lecture mais elles sont à doubles tranchant : soit on adore, soit on déteste. Le fait qu’Arroum ait osé le faire en dépit du fait que ce soit sa 1ere publication dans une maison aussi prestigieuse qu'Hachette force l’admiration car elle prend le risque de ne pas se faire aimer du public et cela est de plus en plus rare. Ensuite, sachez que cela démontre tout le talent de l’écrivain : une fin pareille sur un livre moyen, ça donne l’impression d’un travail bâclé mais une fin comme celle de Boys Out ! qui colle parfaitement au récit et réussit malgré tout à surprendre ça démontre la puissance d’écriture de l’auteure. Je pourrais continuer à écrire sur cette fin mais je sais que je vous spoilerez au bout d’un moment alors je préfère vous laisser la surprise.

 

A savoir

Boys Out ! est un one-shot ce qui signifie qu’il n’y aura pas de suite.    

jeudi 18 décembre 2014

Invisibilité de Cremer et Levithan

Voilà un livre que je vais acheter à coup sûr car j'ai réellement adoré la saga Nightshade de Cremer et je serai ravie de revivre l'enchantement qu'elle crée grâce à son écriture.
De plus, le co-auteur du livre se trouve être l'éditeur de Suzanne Collins et John Green. Je n'ai pas à vanter leurs qualités littéraires plus que reconnues alors je ne demande qu'à le lire !
La sortie française est prévue pour juin 2015 aux éditions Michel Lafon et ne comprend apparemment pas de suite. Et un projet de film par la Warner Bros est lancée, un gros évènement littéraire en devenir je pense.

Endgame T1 : The Calling



Auteurs :
-          James Frey   
-          Nils Johnson-Shelton   
 
Prix : 20E
 
Edition : Gallimard Jeunesse

Résumé

ENDGAME EST UNE RÉALITÉ. ENDGAME A COMMENCÉ.

Douze jeunes élus, issus de peuples anciens.

L'humanité tout entière descend de leurs lignées, choisies il y a des milliers d'années.

Ils sont héritiers de la Terre. Pour la sauver, ils doivent se battre, résoudre la Grande Énigme.

L'un d'eux doit y parvenir, ou bien nous sommes tous perdus. Ils ne possèdent pas de pouvoirs magiques.

Ils ne sont pas immortels.

Traîtrise, courage, amitié, chacun suivra son propre chemin, selon sa personnalité, ses intuitions et ses traditions.

Il n'y aura qu'un seul vainqueur

Une quête survoltée aux quatre coins du globe, menée par la plume nerveuse d'un grand auteur. Addictif !

Au-delà d'une lecture intense, ce livre cache dans ses pages une super-énigme composée de codes et indices imaginés par de grands cryptographes.

Menez votre propre quête en tentant de la résoudre. Déchiffrez, décodez et interprétez.

Le premier d'entre vous qui y parviendra gagnera une véritable fortune en pièces d'or (Lire les règles du jeu Endgame sur www.endgamerules.com).

En parallèle de cette quête, un jeu mobile novateur conçu par le laboratoire Niantic de Google permet de jouer à Endgame dans le monde réel, en choisissant une lignée et en affrontant d'autres joueurs.

LISEZ LE LIVRE. TROUVEZ LES INDICES. DÉCRYPTEZ L'ÉNIGME.

 

Mon avis

Ayant envie d’une bonne dystopie, je me suis laissée tentée par Endgame malgré le fait que le résumé me faisait trop penser à Hunger Games ; non pas que je n’apprécie pas ce dernier, bien au contraire, mais parce que quand un livre s’inspire d’un autre, il n’est souvent qu’une pâle réactualisation de son exemple. Je généralise mais ça arrive bien trop souvent pour ne pas le craindre. Bref, cela étant dit, si le concept est le même qu’Hunger Games, je dois reconnaitre que c’est loin d’être un copié-collé de ce dernier. Oui, il ne doit en rester qu’un mais une chasse au trésor se greffe à l’intrigue. Et, contrairement à HG, la dystopie est en train de se mettre en place ce que je trouve plus intéressant d’une certaine façon car il est encore plus glaçant de voir comment les humains se soumettent de leur plein gré à une société tyrannique plutôt que de voir la façon dont ils la combattent.  

12 participants représentants chacun une civilisation immémoriale formant une part de la population terrestre Jouent dans un jeu que eux seuls sont en mesure de connaitre et comprendre. Le but d’Endgame ? Se battre pour sa survie et pour celle de sa civilisation en trouvant trois clés. Comment ? Tous les moyens sont permis tant que l’on gagne.

La narration alterne donc les différents points de vue de tous les joueurs, on fait connaissance avec des tueurs aussi expérimentés que déterminés. Depuis leur enfance, ils sont sur-entrainés pour devenir des machines de guerre qui ne ressentent plus la douleur, ni la culpabilité ou ne serais-ce qu’un peu d’empathie dans leurs meurtres.  Non, ils Jouent et peu importe les dégâts autour d’eux tant qu’ils gagnent. Croyez-moi, certains me faisaient même flipper et pourtant, je suis habituée aux psychopathes (passion pour l’Histoire qui en regorge ^^). Certains Joueurs choisissent de faire une alliance donnant ainsi naissance à une amitié aussi instable que dangereuse et franchement inquiétante pour le lecteur (pour les fans de Game of Throne, imaginez Geoffrey s’alliant au fou de la S3 et S4…) ; tandis que d’autres, malgré le Jeu et leurs différences laissent place à une histoire d’amour (développée pour toucher un plus large public je pense). Et je ne parle pas de ceux qui ne peuvent pas rompre avec leur passé même pour affronter la fin du monde et courir dans tous les sens pour résoudre l’énigme mais qui préfèrent attendre et agir à distance. Un méli-mélo polyphonique mais aussi narratif se crée donc dans cette œuvre où les destins se croisent et s’entrecroisent puis se séparent et on ne peut se lasser de ce livre qui ne laisse pas l’action retomber une seule seconde et maintient notre attention même au-delà de la lecture. D’ailleurs, le principe de jeu informatique en parallèle de cette dernière est tout à fait innovant et une excellente idée, démontrant ainsi les liens que peuvent entretenir lecture et informatique plutôt que de les opposer purement et simplement. Il est temps de conclure cet avis qui devient de plus en plus long : lisez ce livre, donnez lui une chance de se différencier d’Hunger Games et ainsi de revivre l’engouement suscité par ce dernier. Croyez-moi, Endgame glace le sang, alors on se lance !

 

Extrait

« Endgame a commencé. Notre avenir n’est pas écrit. Notre avenir est le vôtre. Ce qui sera, sera. Chacun croit à sa version pour expliquer comment nous sommes arrivés ici. Dieu nous a créés. Des aliens nous ont télétransportés. Un éclair nous a recrachés ou des portails nous ont déposés. En définitive, le comment importe peu. Nous avons cette planète, ce monde, cette Terre. Nous sommes venus ici, nous avons vécu ici et nous sommes ici maintenant. Vous, moi, nous, toute l’humanité. Ce qui s’est passé selon vous au début n’est pas important. La fin, si. C’est Endgame. La fin de la partie. Nous sommes 12. Jeunes de corps, mais issus de peuples anciens. Nos lignées ont été choisies il y a des milliers d’années. Depuis, nous nous préparons chaque jour. À partir du moment où le jeu commence, nous devons délibérer et déchiffrer, bouger et assassiner. Certains d’entre nous sont moins prêts que d’autres, et ce seront les premiers à mourir. Endgame est très simple en ce sens. Ce qui l’est moins, c’est que la mort de l’un de nous entraînera la mort d’innombrables personnes. L’Épreuve, et ce qui suit, y veillera. Vous êtes les milliards de victimes qui l’ignorent. Vous êtes les passants innocents. Vous êtes les perdants chanceux ou les gagnants malchanceux. Vous êtes les spectateurs d’une pièce qui déterminera votre destin. Nous sommes les Joueurs. Vos Joueurs. Nous devons Jouer. Nous devons avoir plus de 13 ans et moins de 20. C’est la règle et il en a toujours été ainsi. Nous ne possédons pas de pouvoirs surnaturels. Aucun de nous ne peut voler, ni transformer le plomb en or, ni se guérir. Quand la mort survient, c’est fini. Nous sommes mortels. Humains. Nous sommes les héritiers de la Terre. À nous de résoudre la Grande Énigme du Salut, et l’un de nous doit y parvenir, ou bien nous sommes tous perdus. Réunis, nous sommes tout : forts, bons, impitoyables, loyaux, intelligents, stupides, laids, avides, méchants, inconstants, beaux, calculateurs, paresseux, exubérants, faibles. Nous sommes le bien et le mal. Comme vous. Comme tout.

Mais nous ne sommes pas réunis. Nous ne sommes pas amis. Nous ne nous téléphonons pas, nous n’échangeons pas de textos. Nous ne tchattons pas sur Internet, nous ne nous retrouvons pas pour boire un café. Nous sommes séparés et éparpillés, disséminés à travers le monde. Depuis la naissance nous avons été élevés et entraînés pour être méfiants et habiles, rusés et trompeurs, cruels et sans pitié. Nous ne reculerons devant rien pour trouver la clé de la Grande Énigme. Nous ne pouvons pas échouer. L’échec, c’est la mort. L’échec, c’est la Fin de Tout, la Fin de Chaque Chose. L’exubérance vaincra-t-elle la force ? La bêtise surpassera-t-elle la gentillesse ? La paresse saura-t-elle contrecarrer la beauté ? Le gagnant sera-t-il le bien ou le mal ? Il n’y a qu’une seule façon de le savoir.

Jouer.

Survivre.

Résoudre.

Notre avenir n’est pas écrit. Notre avenir est le vôtre. Ce qui sera, sera.

Alors, écoutez. Suivez. Acclamez. Espérez. Priez.

Priez de toutes vos forces, si vous croyez.

Nous sommes les Joueurs. Vos Joueurs. Nous Jouons pour vous.

Venez Jouer avec nous.

Peuple de la Terre.

Endgame a commencé. »

 

mardi 9 décembre 2014

Les Etoiles de Noss Head, T1 : Vertige



Couverture de Les Étoiles de Noss Head, Tome 1 : Vertige
Auteur : Sophie Jomain
 
Prix : 7E
 
Edition : J’ai Lu

Résumé

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d'imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar... Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l'inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu'on croit. Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s'attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l'esprit a choisi : c'est elle, son âme sœur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n est pas tout à fait humain ? Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours...

 

Mon avis

J’avais entendu beaucoup de bien de ce livre mais je ne voulais pas l’acheter en grand format car je trouvais le prix un peu trop excessif pour si peu de pages, je m’étais donc résolue à ne jamais le lire. Imaginez ma surprise quand j’ai su qu’il était en poche : ni une, ni deux, j’ai décidé de me lancer dans la lecture du livre adulé par de nombreuses bloggeuses. Je n’ai qu’un regret : ne pas l’avoir découvert plus tôt. Je suis sure et certaine que je l’aurais adoré à 15 ans car ce genre de littérature était tout à fait ce que je recherchais. Maintenant ? Plus tellement…

Hannah a 18 ans et elle part en Ecosse pour voir sa grand-mère. Elle aime lire et aime encore plus sa petite vie tranquille. Dave, le frère de son amie d’enfance, va la faire sortir un peu de sa tanière mais c’est véritablement Leith, jeune étudiant qui va lui permettre de grandir et de s’émanciper. Sa petite vie routinière va donc être bouleversée par une traque sans merci qui ne se finira que lorsque l’un des deux sera mort.

Comme je vous le disais précédemment, je suis sure que j’aurais apprécié ce livre à 15 ans car les personnages me correspondaient plus. Surtout Hannah qui est assez renfermée mais en même temps contestataire. Maintenant, ce type de personnages ne me correspond plus du tout car j’ai grandi et il me faut des personnages un peu plus effrontés et borderline. Quant aux personnages masculins, si Dave m’a semblé assez retardé, j’ai beaucoup apprécié Leith qui m’évoquait tour à tour Edward ou Patch. L’intrigue est assez bateau somme toute mais elle marche bien et emporte son lecteur, une étincelle de plus et on arrivait véritablement à quelque chose d’explosif. Je pense que cette lecture mitigée vient du fait que je suis désormais habituée à ce genre de littérature qui n’arrive plus à me surprendre. Si vous me connaissez un peu, vous savez que la surprise est ce qui fait LE livre chez moi ^^. Ainsi, une bonne petite lecture, bien tranquille qui n’est pas particulièrement extraordinaire, ni ennuyante ; une lecture que j’aurais aimé à l’âge de 15 ans et qui est parfaite pour faire la transition entre deux livres.

jeudi 4 décembre 2014

Y comme Romy



Couverture de Y comme Romy
Auteur :
-          Myriam Levain
-          Julia Tissier
 
Prix : 15E
 
Edition : Robert Laffont

Résumé

Romy Idol va sur la trentaine. Elle est seule ou presque – la plupart du temps, elle est célibataire. Enfant du divorce, elle croit toujours en l’amour mais se heurte à la réalité des relations éphémères, insatisfaisantes parce qu’imparfaites. Entre attente du prince charmant et liberté sexuelle revendiquée, Romy accumule les expériences honteuses, drôles ou carrément catastrophiques. Côté boulot, elle est également abonnée à la précarité : elle enchaîne les CDD au sein d’une agence de voyages dont elle gère le site Web. En attendant mieux, elle s’en accommode avec une pointe de cynisme touchant. Elle vit avec son chat Jean-Paul Sartre dans un studio faute de pouvoir se payer un appartement d’« adulte ». Suspendue à son smartphone et à son profil Facebook, Romy est accro aux nouvelles technologies. Mais elle a aussi connu un monde sans Internet. Romy aime sortir, voyager, faire du shopping, picoler, parler mecs avec ses copines, en particulier avec Sonia, sa meilleure amie

 

Mon avis

« Romy c’est nous ! » pourrait-on dire en parodiant Flaubert. Romy c’est une jeune trentenaire représentative de la génération Y : toujours entre deux. Cynique et désabusée, elle  a presque un boulot (un CDD c’est mieux que rien), presque un mec (idem pour le sex-friend ^^), presque un appart (oui, un studio c’est une moitié d’appart). Bref, Romy est une jeune diplômée qui n’a pas encore fait ses adieux à la vie étudiante mais qui tente d’entrer dans la vie active. Loin d’être déprimée par ce statut et ses mésaventures, elle nous les raconte et choisit d’en rire plutôt que d’en pleurer.

Je ne vous ferai pas de résumé car il est trop difficile à faire, la seule ligne directrice étant ses mésaventures : en soirée, au coiffeur, au boulot, avec les mecs… Des histoires qui feront écho aux vôtres, j’en suis certaine et que se termine toujours sur une petite chute humoristique. Le roman se présente donc comme une succession de petites nouvelles légères qui m’ont rappelé le ton divertissant à l’humour noir et cynique du « Sexy Blog » dans Closer ou Gala, je ne sais plus… Quoiqu’il en soit, ces nouvelles s’enchainent et le livre se termine bien trop tôt à mon goût.

Bref, Romy est une jeune femme très attachante à qui il difficile de ne pas s’identifier car ses mésaventures catastrophiques font écho aux nôtres et à nos idées souvent pourries pourtant censées révolutionner notre vie. C’est donc une agréable peinture des jeunes diplômés de notre époque, entre ironie et légèreté qui nous distraie et nous fait rire de nos décisions qui se sont retournées contre nous. Un livre pour la génération des « enfants perdus » dont nous sommes les représentants.  

 

Extraits sur le site de Michel Laffont : http://fr.calameo.com/read/00091354442b279194cec