mercredi 2 août 2017

Cette étoile ne s’éteindra pas – La vie et les mots d’Esther Grace Earl



 
Auteur : Esther Grace EARL, Lori et Wayne EARL
Préface de John GREEN
 
Prix : 18€
 
Edition : Nathan

Résumé

Sois heureuse. Et si tu ne peux pas être heureuse, fais des choses qui te rendent heureuse. Ou alors ne fais rien, mais avec les gens qui te rendent heureuse.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à adresser tous mes remerciements aux éditions Nathan pour ce service de presse.

Je me souviens encore de mon coup de cœur (et de mes larmes) à la lecture de Nos Etoiles Contraires. Hazel était devenue réelle sous l’écriture de John GREEN et je me souviendrais toujours de la mélancolie qui m’avait envahie face à l’injustice de la vie qui avait fauché une personne aussi merveilleuse. Je ne savais pas que je n’étais pas au bout de mes peines à la lecture de ce journal de bord car nous quittons la fiction pour rencontrer celle qui a inspiré Hazel.

Plus un documentaire qu’un roman, ce livre en couleur compile les écrits d’Esther mais aussi ceux de ses proches sur la maladie qui touche l’adolescente. Au travers des photos et des textes, nous entrons dans l’intimité d’une famille brisée mais où une jeune-fille se bat héroïquement contre la mort.

J’avoue que je suis divisée quant à ce type de publications. D’un côté je suis contre : je trouve que jouer sur le pathos du public c’est pas hyper respectueux pour celle qui a souffert. Ni se faire de l’argent sur une mort. Ou encore dévoiler toute son intimité. Bref, je trouve cela bien trop appel commercial (et typiquement américain, je l’avoue). Mais d’un autre côté, c’est vrai que c’est un bel hommage que l’on peut rendre à une personne et une façon qu’il ne disparaisse pas. En lisant le journal d’Esther, il faut avoir les tripes (et son moral) bien accrochés parce qu’elle parle sans tabous de sa maladie et de ses angoisses. Honnêtement, je ne le recommande pas aux plus jeunes, il a de quoi choquer. Vous êtes tristes, vous avez envie de pleurer et la lecture est plus éprouvante que dépaysante. La lettre de la fin est bouleversante, par exemple. Tout comme les témoignages des proches qui sont souvent en plus mauvais état que ne l’est Esther. Alors oui, ce livre est sujet à controverses et à larmes. Et même s’il n’est clairement pas à lire un dimanche de pluie, il demeure renversant de sincérité. Et ça c’est beau.

En bref

Apprécié
Non-apprécié
-          La sincérité qui émane de cet ouvrage
-          La mélancolie qui nous saisit à la lecture
-          L’hommage de John GREEN dans sa préface
-          Livre illustré avec des photos réelles
-          Une origine un peu trop commerciale à mon goût

 

Extrait

« N'est-ce pas triste qu'il faille affronter la mort pour apprécier la vie et les autres à leur juste valeur ? »

***

« Si vous aussi vous ressentez des choses, je vous encourage vraiment à les noter, à en parler dans un journal ou sur un blog ou dans une vidéo ou sur un post-it, exprimez vos ressentis, ça aide à savoir où on en est, et même si vous n'arrivez pas à tout définir, parce qu'il en ressent, des trucs, notre fichu cerveau ! »

A savoir

Vous pouvez retrouver mon avis sur les livres de John GREEN en suivant les liens :

-          Nos étoiles contraires : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2014/01/nos-etoiles-contraires.html


-          Qui es-tu Alaska ? : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2014/06/qui-es-tu-alaska.html

 

Et puis, dans la même veine des romans bouleversants :

-          Toutes ces choses qui nous échappent : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2015/03/toutes-ces-choses-qui-nous-echappent.html