jeudi 8 décembre 2016

The Ones



 
Auteur : Daniel SWEREN BECKER
 
Prix : 17e
 
Edition : Hugo et Cie (coll : New Way)

Résumé

Cody a toujours été fière d'être une One. Elle et son copain James font partie du 1% de la population choisi au hasard pour subir des modifications génétiques à la naissance. Les Ones sont beaux, doués, en pleine santé. En d'autres termes, ils sont parfaits. Mais c'est loin de plaire à tout le monde. L'inquiétant mouvement Égalité persécute les Ones en les marginalisant chaque jour un peu plus. Jusqu'à remporter un procès qui rend leur existence illégale. Et tout à coup, être un One devient un danger de mort.
Face à cette menace, Cody se rapproche d'un groupe radical mené par Kai, jeune leader passionné et charismatique. Les Ones n'ont plus le choix : se battre pour défendre leur identité... ou disparaître.

 
Mon avis

Tout d’abord, je tiens à adresser tous mes remerciements aux éditions Hugo Roman pour ce service de presse.

Une petite dystopie bien écrite nous ravit toujours autant. Surtout quand comme ici il s’agit d’un futur pas si capilotracté… Dès le 1er chapitre, on est plongé dans cette ambiance où on hésite entre science-fiction et réalisme poussé à l’extrême. Et même si on sent la filiation avec Divergente, on ne peut pas s’empêcher d’apprécier la dimension clairement politique du roman.

Cody et James sortent ensemble et font partie des heureux 1% de la population génétiquement modifiée, ils sont incapables de rater ce qu’ils entreprennent. Aussi, rien ne leur est impossible : sport, étude, beauté… Ils excellent dans tout mais ce n’est pas le cas des 99% de la population. Aussi, imaginez la jalouse et la haine qui peut se développer. Ce qui devait arriver arriva et un parti radical prend le pouvoir et maltraite les Ones. Une résistance se monte alors à laquelle Cody prend activement part, autant pour la cause politique que pour suivre leur leader charismatique et terriblement attirant. Et tout cela au détriment du consentement de James, évidemment.

Je n’ai pas besoin de vous faire un dessin pour l’aspect politique, on nous en parle assez dans les médias et on voit les projets de Trump… C’est en cela que réside le charme dystopique : il s’agit d’un futur pas si lointain, ni improbable. Notre monde vire à la dystopie ! Des thèmes que nous connaissons sont alors au centre de l’intrigue : justice, discrimination, terrorisme, dérives scientifiques. Daniel SWEREN BECKER sait comment nous faire entrer dans un univers que l’on redoute. De plus, l’héroïne ressemble aux héroïnes fortes de caractère que l’on aime même si j’aurais aimé qu’elle s’émancipe du modèle Katniss. Certes, on aime l’héroïne impossible à briser et symbole de résistance, mais n’est pas Katniss qui veut et parfois on pouvait sentir un peu trop cette filiation. Cependant, le roman à double voix permet de nous varier agréablement pour ne pas être lassé des deux personnages principaux. Je regrette cependant que Kai, le charmant leader, ne soit pas plus présent mais cela a au moins permis de ne pas attirer l’attention sur le triangle amoureux. Toute l’intrigue se concentre sur la lutte même si je trouve que les actions sont un peu trop vite enchainées ou parfois invraisemblables. Mais, on oublie tout cela car une seule question nous taraude : jusqu’où Cody pourra-t-elle aller ? Et ça, on aime toujours dans un roman ;)

En bref

Apprécié
Non-apprécié
-          La dystopie très contemporaine, presque dissimulée
-          Le caractère de warrior de l’héroine
-          Le roman à double voix
-          Evènements qui s’enchainent trop vite
 

 

Extrait

« Cody se mit un objectif en tête : faire souffrir ceux qui l’avaient fait tant souffrir. Mais elle valait mieux qu’eux, et la simple douleur physique ne l’intéressait pas. Au contraire, elle voulait les frapper là où cela faisait mal. Elle voulait défendre les droits des Elus et avait décidé de se manifester dans ce but. »

« Et Cody endura tout. Elle se renforça. Elle puisait du réconfort dans leur peur. Elle accepta le fait que cela risquait de se prolonger indéfiniment sans qu'elle puisse rien y changer. Mais elle ne perdit pas espoir. »