samedi 15 octobre 2016

Lockwood T1 - L’escalier hurleur


 
Auteur : Jonathan STROUD
 
Prix : 16E
 
Edition : Albin Michel (coll : WIZ)

Résumé

Un terrible fléau s’abat sur Londres : des fantômes s’introduisent dans les maisons et terrorisent les occupants. Quand ils ne tentent pas de les assassiner. Lucy, talentueuse chasseuse de spectres, intègre l’agence du déjanté Anthony Lockwood pour une première mission très périlleuse : neutraliser un sanguinaire Duc rouge dans un sinistre manoir au fin fond de la campagne anglaise. Ajoutez à cela un Escalier hurleur, une chambre de torture, des squelettes derrière les portes, des agences concurrentes prêtes à tout pour vous nuire et pas une minute pour prendre le thé !

 

Mon avis

Comme ce livre est présenté comme un classique de la litté jeunesse, je ne voulais pas passer à côté et ne pas savoir de quoi je parlais. La couverture tendant vers un récit 19eme avec du fantastique, j’ai été déstabilisée par le cadre narratif plus que flou. Je me suis arrêtée au milieu du tome mais je ne sais toujours pas l’époque à laquelle ont lieu les évènements : le vocabulaire évoque le 19e mais il y a la présence de télés… Bref, je dois avouer que ça m’a beaucoup déstabilisée et que j’avais du mal à avancer dans ma lecture. Pourtant, l’écriture et l’intrigue sont intéressantes mais le lecteur est trop perdu.

Londres est infectée de fantômes : ils s’en prennent aux vivants et bouleversent leur quotidien. Les agences anti-fantômes sont là pour aider avec ces maisons infectées et ces spectres un peu trop présents. Lucy fait partie de la petite agence de Lockwood et cie. Arrivée après un tragique accident dans sa campagne natale, elle accepte la proposition d’Anthony Lockwood et intègre sa minuscule agence. Lors d’une de leur mission, elle rencontre un spectre qui manque les tuer et détruit la maison qu’ils étaient censés nettoyer. Leur réputation, déjà bancale s’effondre, et la coupe est pleine lorsque leur cliente réclame des dommages et intérêts. L’agence Lockwood cherche alors toutes les propositions pour se sortir de cette impasse.

On parle d’un ton humoristique pour ce livre, mais j’ai bien peur que cela soit plus pour vendre qu’autre chose. Certes, certains passages sont drôles car narrés avec recul et le personnage de George est irrésistible mais mis-à-part cela, je n’ai pas trouvé beaucoup d’humour. J’ai donc été doublement déçue : d’une part pas de cadre narratif et pas d’humour et autant vous dire que mon intérêt pour les fantômes est limité… Je me suis tout de même forcée à lire le livre jusqu’à la moitié mais je n’étais toujours pas passionnée alors je l’ai abandonné. Non pas parce que j’étais exaspérée mais parce que l’ennui me submergeait. Je crois que c’est pire ! Les flashbacks me perdaient encore plus, je n’en comprenais même pas l’intérêt et je n’arrivais pas à dégager les enjeux de l’intrigue. J’en avais marre de chercher constamment des indices pour savoir l’époque et d’essayer de comprendre où Jonathan Stroud voulait nous mener. Je n’étais peut-être pas dans de bonnes dispositions pour le lire ou je n’ai pas adhéré l’écriture de l’auteur, toujours est-il que je ne recommande pas ce livre.

En bref

Apprécié
Non-apprécié
-          Le personnage de George
-          Des longueurs
-          Un cadre temporel plus que flou
-          Un récit qui n’est pas assez bien posé

 

Extrait

« Des premières affaires de fantôme sur lesquelles j’ai enquêté pr le compte de Lockwood and Co, je ne dirai pas grand-chose, pr protéger l’identité des victimes d’une part et en raison du caractère macabre de ces évènements d’autre part, mais surtout parce que, à cause de diverses méthodes ingénieuses, nous avons réussi à les faire capoter. Voilà, c’est dit ! Pas une seule de ces affaires ne s’est conclue aussi bien que nous l’aurions souhaitée. Certes, l’Horreur de Mortlake a été chassée, mais seulement jusqu’à Richmond Park, où elle continue à rôder la nuit au milieu des arbres silencieux. Certes, le Spectre Gris d’Aldgate et l’entité connue sous le des Os Qui S’entrechoquent ont été détruits, mais seulement après qq décès supplémentaires (et inutiles me semble-t-il aujourd’hui). Quant à cette ombre rampante qui hantait la jeune Mme Andrews, elle continue à suivre la pauvre femme, où qu’elle aille à travers le monde. Ce n’était donc pas un bilan sans tâche qui nous accompagnait, Lockwood et moi, en cet après-midi d’automne brumeux, quand nous remontâmes l’allée qui menait au 62 Sheen Road et sonnâmes vivement à la porte. »