mercredi 28 septembre 2016

Flocons d’amour

 
 
 Couverture de Flocons d'Amour
Auteur :
-     John GREEN
-     Maureen JOHNSON
-     Lauren MYRACLE
 
Prix : 14E
 
Edition : Hachette
Résumé
24 décembre, Nuit des miracles ? ou des catastrophes ? Une terrible tempête, un train bloqué dans la neige. Gracetown : tous les voyageurs descendent !
Gracetown... Bourgade perdue au milieu de nulle part, qui vous ferait presque regretter le traditionnel et soporifique repas de Noël. Pourtant, Jed, Jubilé et les autres vont partagé le réveillon le plus insolite de leur vie.
Dans un café bondé de pom-pom girls ou au détour d'une route enneigée, les rencontres inattendues se multiplient. Les couples de font, se défont et se refondent. Louvoyant entre les flocons, les flèches de Cupidon qui pleuvent sur la ville ne laisseront personne de glaces !
 

Mon avis
Cela fait longtemps que ce livre me fait de l’œil car il promet d’être aussi doux qu’un chocolat chaud sous la couette un soir d’hiver. Et vous savez quoi ? Je ne me suis pas trompée. Lire cette histoire est un véritable régal : ça sent Noël et on adore !
Déjà, le principe d’écriture est original : une tempête de neige bloque un train et de là, 3 histoires d’amour sont développées par 3 auteurs. On a tout d’abord Maureen Johnson qui narre la rencontre de Jubilé et Stuart, tous deux en bloqués par la neige et les déceptions amoureuses. John Green prend le relais avec son style si original pour se concentrer sur la longue amitié entre Stuart et sa meilleure amie qui souhaite se transformer… Enfin, c’est au tour de Lauren Myracle de prendre les rênes d’un nouveau récit pour se concentrer sur Addie en pleine rupture et crise existencielle.
On s’en doute, ce sera des romances douces, dans l’esprit de Noël. Ceux qui aiment le drame et le cynisme, passez votre chemin car c’est aussi sweet qu’un bonbon. Le récit pourrait facilement être très niais mais le talent des auteurs est tel que l’on se laisse embarquer dans cette merveilleuse atmosphère en laissant de côté notre cynisme et notre mauvaise humeur habituelle. Même avec John Green ! Et pourtant, je peux être très virulente à son sujet ; son style est tellement bizarre que j’ai parfois du mal à accrocher. Et pourtant, Nos Etoiles Contraires est un coup de cœur ! Mais ici, malgré que le récit ressemble à Ou es-tu Alaska ?, je me suis laissée embarquer et j’ai supporté les petites longueurs que je pourrai lui reprocher. En plus, le fait que ce soit 3 récits mi-longs est parfait : c’est assez développé pour éveiller notre curiosité mais pas trop court pour nous laisser sur notre faim ou exaspérés par l’esprit de Noël. Les personnages sont ainsi devenus attachants au fil de la lecture et le fait de les recroiser dans les autres récits est un plaisir supplémentaire. Comme dans les spin-off, vous voyez ? J Je l’ai lu à la fin août et pourtant, je rêvais d’allumer ma cheminée (condamnée pourtant depuis ma naissance), de boire du lait de poule (j’ai noté la recette) et de me blottir sous ma couette malgré les 35° dehors. Faut-il être bête pour lire un livre de Noël en été… Ne faites pas comme moi, attendez décembre et jetez-vous dessus pour avoir un livre de qualité en rentrant le soir après une dure journée ;)
 
En bref
Apprécié
Non-apprécié
-     L’ambiance de Noël : froid, cocooning et romance ; le tout savamment dosé pour que ça ne ressemble pas aux films ennuyeux d’M6
-     Le principe de l’écriture : trois nouvelles de 120 pages avec un fil directeur qui empêchent la niaiserie des nouvelles ou les longueurs des romans
-     La nouvelle de John Green qui comporte quelques longueurs, fidèle à Qui es-tu Alaska ?
 
Extrait
« Tout à commencé la nuit de noël. Enfin, pour être plus précise, l'après-midi du 24 décembre. Mais avant de vous plonger au cœur de mon récit palpitant, je tiens à me débarrasser tout de suite d'un problème. Je sais d'expérience que, s'il surgit plus tard, dans le cours de la narration, votre attention sera entièrement captée par lui et que vous serez incapable de vous concentrer sur ce que j'ai à vous raconter.
Je m'appelle Jubilé. Prenez le temps de digérer cette information.
Vous voyez, dit comme ça, ce n'est pas si terrible. Maintenant imaginez que je sois au beau milieu d'une longue histoire (telle que celle que je m'apprête justement à vous livrer) et que je lâche au détour d'une phrase : "Au fait, je m'appelle Jubilé." Vous ne sauriez pas comment réagir.
J'ai conscience que ce prénom évoque immédiatement le nom de scène d'une strip-teaseuse. Certain d'entre vous ont sans doute même tiré la conclusion hâtive que j'en étais une. Et pourtant non. Si vous me voyiez, vous pigeriez assez vite que je suis même à mille lieues de ce genre de fille (enfin, je crois). J'ai un petit carré noir, je porte des lunettes la moitié du temps, des lentilles le restant. J'ai seize ans, je chante dans une chorale et je participe aux compétitions de maths dans mon lycée. Je joue au hockey sur gazon, qui exige des compétences très différentes de la souplesse et de la sensualité essentielles au savoir-faire des danseuses de charme. »