mercredi 14 septembre 2016

Downtow Abbey

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Mon avis
Avec les vacances d’été je n’ai pas été très productive mais j’ai au moins eu le temps de rattraper mon retard sur les séries. Je vais donc vous faire des minis-chroniques de ces visionnages. Je commence par Downton Abbey parce que ça été mon plus gros coup de cœur et ma plus belle surprise et pourtant la série partait avec beaucoup de handicaps, de mon point de vue : domestiques, début du XXe siècle, pas de scènes de sexe ni de sang... Mais l’aspect historique est légèrement délaissé pour se concentrer sur les problèmes des aristocrates.
Avec le naufrage du Titanic, lord Grantham perd son unique héritier ; or, si ses 3 filles peuvent hériter de la richesse de leur mère, le duché et le château de Downton Abbey doit demeurer à un homme. C’est Matthew Crowley, un lointain cousin qui devient l’heureux héritier. Mais ce dernier se fiche de la fortune et du domaine, habitué à travailler et n’a jamais espéré hériter d’une telle fortune et n’a pas les mœurs d’un grand aristocrate. L’idéal  serait de le marier avec Mary, la première née du comte mais elle est décidée à faire un mariage d’amour et Matthew est d’une caste trop inférieure pour elle. Lady Violet et sa belle-fille Cora, décident de s’unir pour la première fois de leur vie, pour ne pas laisser cet étranger obtenir leur titre et leur fortune tandis que lord Grantham se prend d’affection pour Matthew et que ses filles apprennent à voler de leurs propres ailes.
Les complots sont donc au rendez-vous dans cette course aux titres et à l’argent pour les aristocrates : il est question d’héritiers et des mariages dans un monde qui refuse le progrès. Parallèlement, on suit l’ombre de cette noblesse avec pour thème principal l’ascension sociale des valets, femmes de chambre, majordome… Leur rivalité fait écho à la vie des nobles, et leurs allées et venues permettent de faire avancer l’intrigue des deux côtes pour que chaque couche sociale interfère avec l’autre. Autre fait appréciable : la romance n’est franchement pas au rendez-vous. Ok, il y a le traditionnel couple de domestique, l’amour impossible entre une lady et son serviteur ou les problèmes posés à cause de l’arrogance de Mary mais ce qui domine surtout est le calcul des intérêts du mariage. Evidemment, c’est anglais donc l’humour pince sans rire et assez noir si spécial est à l’honneur. L’actrice Maggie Smith est vraiment magistrale ; encore plus que dans Harry Potter ! Elle donne toute la touche british à la série et chacune de ses répliques prête à la moquerie. Les autres personnages sont également très bien interprétés ce qui fait qu’un épisode qui frôle les 1h nous semble durer seulement 20 minutes. Les décors sont magnifiques et les dialogues véritablement travaillés. Sans compter que l’on retrouve tous les caractères : le majordome engoncé dans les traditions, les deux vieilles cousines qui se disputent sans cesse car l’une est une nouvelle riche et l’autre est conservatrice, le duc qui souhaite vivre avec son temps tout en conservant son cachet, la plus jeune fille au physique ingrat éclipsée par sa grande sœur magnifique mais froide… Du côté des domestiques, c’est aussi varié : les machiavéliques, ceux qui acceptent l’ordre établi, les directeurs froids mais justes… Il y en a pour tous les goûts et même ceux qui aiment la violence se laisseront charmer par la vie à Downton Abbey et ses manigances dans une ambiance british enchanteresse qui nous fait regretter cette époque.
 
En bref
Apprécié
Non-apprécié
-          Les personnages : bien interprétés et variés, au caractère varié
-          Les thèmes : indépendance des femmes, les mariages d’intérêts, la vie des aristocrates
-          Qualités cinématographiques : décors, dialogues, jeu des acteurs. Rien n’est laissé au hasard