dimanche 17 janvier 2016

L’Association T1 – La pâle lumière des Ténèbres


 
Auteur : Erik l’Homme
 
Prix : 8E
 
Edition : Gallimard jeunesse / Rageot éditeur

Résumé

Première mission pour Jasper: trafic de drogue chez les vampires.

Jasper vit à Paris, va au lycée et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval. Bon, mais depuis peu, il fréquente aussi le 13, rue du Horla, l'adresse ultra secrète de L'Association. L'organisation a repéré chez lui certaines aptitudes pour la magie et lui a proposé de devenir agent stagiaire.

Et les stages de L'Association ne se passent pas vraiment autour de la photocopieuse! Armé d'une bombe lacrymogène au jus d'ail, Jasper est envoyé chez les vampires pour enquêter sur un trafic de drogue.

Attention au retour du jet d'ail !

Mon avis

C’est en lisant un extrait du T3 que j’ai eu envie de découvrir la série d’Erik l’Homme car le style me semblait semblable à Missing de Meg Cabot. Je ne me suis pas trompée, c’est ironique, décalé, drôle. Bon, pas autant qu’elle, on parle de Meg Cabot tout de même mais à la hauteur. Début prometteur, non ? J

Je ne vais pas vous faire de résumé car je trouve que c’est indescriptible. Et le résumé de l’éditeur correspond parfaitement au récit. Honnêtement, le plaisir de la lecture ne repose pas dans l’intrigue mais plutôt dans l’écriture et dans le caractère du protagoniste. Alors, je vous laisse la découvrir, surtout que le livre est très court (à peine 150 pages) alors tout renseignement supplémentaire est un spoil.

Le véritable atout de cette série, je ne le dirai jamais assez, est l’humour : corrosif et plein d’autodérision. D’ailleurs, celle-ci est double : on a une parodie du roman d’action et fantastique. Jasper, alors en train de se faire à moitié dévorer, nous décrit la situation avec un recul comique et il se moque du fantastique avec des stéréotypes sur les vampires. Vous avez lu Insatiable de Meg Cabot ? C’est comparable. L’écriture fait donc tout. C’était un pari risqué mais réussi ! Jasper et le lecteur n’ont pas une seule minute de répit et on accroche dès la 1ere ligne jusqu’à la dernière sans voir les pages défiler. Pour moi, il appartient bien aux débuts de la vague de littérature pour ados, pleine de qualités et d’humour, que l’on a tendance à perdre aujourd’hui.

En bref

Apprécié
Non-apprécié
-          Le protagoniste : ado mais mature qui pourrait avoir 30 ans
-          L’humour omniprésent de la narration : dans les dialogues, dans les actions, dans les personnages
-          Trop court

 

Extrait

« Je roule sur le côté (...) et me redresse en brandissant l'aérosol relevé au jus d’ail spécialement concocté par le Sphinx à l'usage des méchants vampires.

- Fini de rire, Séverin ! je lande en regrettant immédiatement de n'avoir pas dit quelque chose de plus à propos (il ne riait pas).

Son regard devient méfiant.

Je ne dois pas lui laisser le temps de comprendre. Je presse le bouton, libérant un nuage de gouttelettes sur la figure du vampire. Pour faire bonne mesure, j'en rajoute une couche. Le retour du jet d’ail, en quelque sorte. »
 
 « Le vampire n'a pas le temps de se relever : je me jette sur lui et le maintiens plaqué contre le bitume. Je lui fourre ma carte d'Agent de l'Association sous les yeux, pour qu'il sache à qui il a affaire autant que pour grappiller les minutes indispensables au contrôle de ma respiration.
- Je suis l'Afent Jaspent, je finis par dire d'une voix rauque. Je veux dire, l'Afent Jasper. Et je suis contraint de procéder à votre interpellation. J'espère que vous n'en garderez par une dent contre moi.
Une dent contre moi... Pathétique. Dans la famille "Je mets toutes les chances de mon côté pour me faire des amis", je demande le fils. Désolé je suis le roi du mauvais calembour et du jeu de mots foireux. Je ne peux pas m'en empêcher et le pire, c'est que je ne m'entraine même pas. Je fais de l'esprit comme monsieur Jourdain faisait de la prose, c'est une seconde nature. »
 
A savoir
Il existe toute une série sur en co-écrite avec Pierre Bottero (La Quête d'Ewilan). Le T2 est donc sur Ombe
 

 
Elle s’appelle Ombe, habite à Paris et adore la moto. Elle a aussi l’incroyable pouvoir d’être incassable ou presque. C’est pourquoi L’Association l’a recrutée comme agent stagiaire.
Une stagiaire de
choc, qui fait des débuts remarqués comme top model mais aussi en neutralisant une bande de gobelins. Le problème ?
La discrétion est une obligation absolue au sein de L’Association, comme le lui rappelle Walter, son directeur. Et à force de foncer la tête la première, Ombe l’incassable risque fort de comprendre ce que « ou presque » veut dire