lundi 17 août 2015

Pardonne-moi, Leonard Peacock


 Couverture de Pardonne moi, Leonard Peacock
Auteur : Matthew Quick
 
Prix : 17E
 
Edition : Robert Laffont (collection : R)
 
Résumé
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Leonard Peacock. C'est aussi le jour ou il dissimule une arme à feu dans son sac. Parce que, c'est décidé, il va tuer son ex-meilleur ami, puis lui-même, avec le P38 ayant appartenu à son grand-père.
 Mais il doit tout d'abord faire ses adieux aux quatre personnes qui ont le plus compté pour lui : Walt, son voisin littéralement obsédé par Humphrey Bogart, Baback, un camarade de classe violoniste virtuose, Lauren, la fille de pasteur dont il est amoureux, et Herr Silverman, qui enseigne l'histoire de l'Holocauste au lycée. Leonard va parler à chacun d'entre eux, révélant progressivement ses secrets tandis que l'heure tourne et qu'approche le moment de vérité.
 
Mon avis
Avant tout, je voudrai remercier une fois de plus ma libraire pour sa gentillesse et son service de presse ;). J’étais curieuse lire ce livre depuis un certain temps, mais je ne trouvais pas la motivation de l’acheter car il y avait d’autres lectures qui me tentaient un peu plus. Je suis bien contente de ne pas avoir en avoir fait l’achat… Si je l’ai trouvé agréable à lire, le récit de Leonard ne pas bouleversée, si ce n’est le fait que ce gamin était flippant.
Leonard Peacock est seul. Vraiment seul. Son père est parti au Venezuela et sa mère a déménagé et ne l’appelle jamais, il ne parle à personne au lycée et n’a pas de famille. Sa seule compagnie est un vieil homme malade, accro à la cigarette et aux films de Bogart. Le jour de son anniversaire, Leonard décide de se suicider. Mais avant, il souhaite accomplir deux choses : d’abord faire ses adieux correctement au peu de personnes qui lui ont témoigné leur sympathie et ensuite tuer son ami d’enfance. La journée constitue l’ensemble du roman. A chaque adieu fait, correspond une partie de l’âme de Léonard : Walt et sa présence rassurante, Baback et sa musique, Lauren et l’engouement qu’elle a suscité, Herr Silverman et ses questionnements. Puis, il affrontera Asher et le terrible secret qui l’a brisé. Quatre cadeaux, un meurtre et Leonard se suicidera.
J’adore les anti-héros, principalement parce qu’ils se moquent du regard des autres. Avec Leonard, on ne retrouve pas totalement cette notion d’irrévérence. Il est fragile, il souffre et il subit. Seule sa volonté de tuer son ami le fait appartenir à cette catégorie. Bon, ayant tenté de voir Happiness Therapy et abandonné au bout de 10 min, je trouve que je fais des progrès avec cet auteur. Cette fois-ci, je suis allée au bout du livre x) Si je n’étais pas en phase avec le personnage (et il vaut mieux que je ne le sois pas ^^) c’est parce qu’il était perturbant. Vraiment, vraiment flippant. Matthew Quick m’a même inquiété : comment rentrer dans la tête d’une personne aussi dérangée ? J’espère qu’il ne parle pas d’expérience… ^^ Par moments, j’étais glacée devant tant de sang-froid. Je ne m’attendais vraiment à ce que le personnage soit aussi vivant. Par ailleurs, l’auteur traite de sujets très sensibles de façon décalée : l’Holocauste est un support à la réflexion sur le bien et le mal et la séparation qui en est faite, un lycéen assassin est présenté comme victime avant qu’il ne commette une fusillade et les violences subies ne sont pas euphémisées. Rien ne nous est épargné. Je ne suis pas rentrée entièrement dans l’histoire à cause de ce trouble ressenti : Leonard m’effrayait totalement. En plus, comme je lis rarement ce genre de livres, je n’y suis pas habituée et je dois avouer que je n’étais pas à l’aise dans cette atmosphère. Ce n’est pas un roman que je conseille aux plus jeunes. A 17 ans, il est abordable, avant je le trouve trop sombre et trop franc. Quant à la fin, je suis partagée et je ne sais pas ce que j’aurai préféré. Je la trouve un peu facile mais bon… Si vous aimez ce type de lecture : atmosphère pesante, remise en cause, personnage déprécif ; en bref, un livre à ne pas lire un dimanche aprèm seul quand il pleut, alors vous aimerez Pardonne-moi, Leonard Peacock si ce n’est pas le cas, passez votre chemin.
 
En bref
Apprécié
Non-apprécié
Un réel travail d’écriture qui se ressent dans la psychologie du personnage
-          Atmosphère trop sombre et étouffante
-          Personnage perturbé
 
Extrait
« AU DÉBUT, IL T'IGNORENT,

ENSUITE ILS SE MOQUENT DE TOI,

PUIS ILS TE COMBATTENT

ET À LA FIN TU GAGNES."