dimanche 21 juin 2015

Silver T1


 

 Couverture de Silver, Livre premier
Auteur : Kerstin Gier
 
Prix : 15E  
 
Edition : Macadam 

Résumé

Un 31 octobre, près de Londres, Grayson fête Halloween avec quatre de ses amis. Par ennui, par jeu, par défi, ils invoquent un démon…Sans avoir idée des conséquences.

Un matin de septembre, aéroport d’Heathrow, Liv, 15 ans, et sa soeur Mia débarquent de Suisse pour s’installer avec leur mère chez le nouveau compagnon de celle-ci. Grayson est son fils. Très vite, Liv comprend que le jeune homme cache un secret. Un secret qui dépasse tout ce qu’elle imaginait.

 

Mon avis

J’ai eu l’occasion de découvrir Kerstin Gier par la promo de sa 1ere trilogie, Rouge Rubis. Il a d’ailleurs été un véritable coup de cœur. Je me souviens que quand je l’ai commencé, je m’étais dit : « ouh ! La bonne idée ! C’est pas mal du tout » et, au fil des pages, je suis devenue totalement accro. Bref, petite mise en contexte pour vous démontrer mon amour pour l’auteure mais également son génie. Il était donc hors de question que je ne lise pas sa seconde série.

Cette fois-ci, nous suivons Liv, jeune fille de 16 ans fraichement débarquée à la Frognal Academy. Sa fantasque de mère se marie à un homme d’affaires et les amis de son demi-frère s’intéressent brusquement (et assez lourdement, il faut bien l’admettre) à elle. Pourquoi ? Et puis, quel est cet enfer dans lequel ses rêves et la réalité se mêlent ?

Comme Gwendolyn, Liv a la langue bien pendue, peut-être même plus. Ce qui fait que les situations racontées de son point de vue désabusé deviennent vite très drôles. Je l’avoue, c’est vraiment ce qui m’a le plus séduite dans le livre, cette une narration un peu à la JK Rowling. D’ailleurs, l’univers qu’elle met en place est un peu semblable : une école bien anglo-saxonne, deux intrigues différentes qui se mêlent : d’un côté le fantastique et de l’autre un quotidien ordinaire pimenté par un humour corrosif et qui se dénouent dans une même fin. Comme dans tout bon roman travaillé, les personnages semblent exister et s’adresser à nous. Ils ont leurs petites excentricités qui font leur charme et qui nous font rire. Les pages s’enchainent et bien que la fin ne soit pas surprenante, elle demeure plaisante. Oui, Kerstin Gier a su créer une série aussi envoutante que la précédente, dans un registre différent mais tout aussi addictif.

 

En bref

Apprécié
Non-apprécié
-          Personnage principal : frais, drôle
-          Ecriture : humour permanent
-          Les descriptions des rêves, trop présentes à mon goût bien qu’indispensables à l’intrigue

 

Extrait

« Florence lui coupa la parole.

-          Et pour ne plus être seul, tu prends avec toi une femme et deux enfants de substitution ? Tu ne pourrais pas attendre que nous soyons partis ?

Oui, ou même quelques années de plus encore.

La voix d’Ernest se fit plus froide.

-          Je comprends que tu aies besoin de t’habituer à cette nouvelle situation, comme tout le monde ici. Mais ma décision est prise. […]

-          Grayson ! Tu as entendu ? cria Florence.

Grayson leva la tête. Il était toujours bien occupé avec son iphone.

-          Naturellement, fit-il.

Mais Florence ne parut pas le croire. Elle lui résuma la situation en hurlant d’une voix quasi vitricide :

-          Dad ne veut pas seulement qu’Ann et ses filles emménagent chez nous et que nous quittions nos chambres pour nous partager une salle de bains à quatre, il veut aussi congédier Mrs Dimbleby et engager à sa place la nanny d’Ann. Et lui donner mes pièces sous le toit !

-          Oh, fit Grayson. C’est bête. Il faudrait alors passer par sa chambre pour rejoindre notre table de billard au grenier.

Florence soupira.

-          Elles vont débarquer ici avec leurs bagages et leur baby-sitter !

-          Et leur chien, compléta Mia.

-          Et leur chien, répéta Florence.

Ses forces semblaient l’avoir abandonnée, elle ne criait plus, le mot « chien » sortit comme un chuchotement. »

A savoir

Même si la fin de ce T1 ne semble pas avoir de suite, il y aura bien un T2 ! :D

Je n’en sais pas plus, mais je vous tiens au courant.