samedi 28 février 2015

We were liars



Couverture de We Were Liars
Auteur : Emily Lockhart
 
Prix : 7E
 
Edition : Harper Teen

Résumé (traduction perso : on copie, on crédite svp)

Nous sommes des menteurs

Nous sommes beaux et privilégiés

Nous sommes dingues et brisés

Un conte d’amour et une idylle

Un conte tragique

Qui ment ? Qui dit la vérité ? Décidez

 

Mon avis

Voilà un livre que je voulais lire il y a un petit moment déjà et j’ai profité de mon contrôle d’anglais pour joindre l’utile à l’agréable. Tout le monde parlait de la chute et j’ai voulu me faire à mon tour mon avis. Honnêtement, je n’ai pas été déçue pour le coup. Comme c’est une lecture en VO, je ne vous ferai pas une chronique très détaillée parce que j’estime que comprendre l’anglais c’est une chose, mais je ne suis pas traductrice donc j’ai forcément enlevé beaucoup de charme à ce livre et je ne suis donc pas à même de le juger. Je vous fait quand même un petit résumé pour que vous puissiez vous y retrouver et si vous souhaitez un résumé plus complet avec des spoilers, laissez un commentaire et je vous raconterai la fin.

Cadence Sinclair est issue d’une famille aisée qui possède sa propre île privée dans laquelle elle passe chaque année ses étés avec ses cousins et le beau-fils de sa tante. Tous à peu près du même âge, ils font les 400 coups depuis qu’ils sont enfants et ils sont inséparables. Pourtant, l’année de ses 15 ans, quelque chose tourne mal et détruit la belle et fabuleuse famille Sinclair. Cadence est retrouvée dans l’eau et ne se souvient de rien et souffre d’affreuses migraines, ses cousins deviennent tous de plus en plus distants et leurs mères cachent véritablement des ressentiments depuis ce jour fatidique. Tout a changé depuis l’été des 15 ans, rien ne pourra jamais être pareil à commencer par le grand père de Cadence qui perd la tête, lui qui était autrefois si fort et stable. Cadence passe donc l’été de ses 16 ans à sillonner l’Europe avec son père mais, les bonnes habitudes ont la vie dure, l’été des 17 ans, elle insiste pour revenir sur l’île dans le but de revoir les Liars mais aussi de savoir ce qu’il s’est passé deux ans auparavant.  

Le livre va donc alterner les flash-back, le présent mêlant les retrouvailles et la découverte de la vérité. Cadence va devoir faire face à quelque chose que ni le lecteur, ni elle, ne pouvaient anticiper pour nous montrer l’hypocrisie de la famille Sinclair. Les membres de la famille Sinclair sont tellement réussis qu’ils avaient une consistance et que j’étais vraiment désolée de ce qu’il leur était arrivé. J'ai ressenti la même désolation que dans Revanche de Cat Clarke, d'ailleurs, la fin nous laisse pareils : séchés, bouleversés,  pensifs... Le livre, déjà court, a des chapitres encore plus courts ce qui fait qu’on a du mal à se détacher sans compter que le secret est maintenu tout au long du livre et on n’a qu’une envie : arriver à la fin pour savoir la vérité. J’ai beaucoup apprécié la richesse du livre : il y a des contes assez courts qui ont une fin vraiment marquante, mais aussi des références littéraires importantes (avis aux amateurs de Shakespeare et du Roi Lear ;) ) sur lesquelles la romance repose. C’est vraiment une œuvre dense mélangeant à la perfection l’insouciance des jeunesses dorées, l’hypocrisie d’une famille en apparence parfaite et le drame qui a l’a brisée de façon irrémédiable. Je vous le recommande vivement sachant que l’anglais est vraiment abordable vu que ce sont des phrases simples et qu’en plus l’intrigue est passionnante. Mon seul regret est qu’il ne soit pas traduit en français… Je modifie cet article et... Good news ! Il est traduit chez Gallimard sous le titre de Nous les Menteurs. C'est pas pour rien que la réputation de cette maison est si haute : ils publient toujours les meilleurs : J.K Rowling, Andrea Cremer, Christelle Dabos... Hi ! Me tarde de le relire ! :D

 

Extraits (traduction perso : on copie, on crédite svp)

CHAP 1

« Bienvenue dans la magnifique famille Sinclair.

Personne n’est criminel

Personne n’est drogué

Personne n’est un échec

Les Sinclairs sont athlétiques, grands et beaux. Nous sommes de vieilles fortunes démocrates. Nos sourires sont larges, notre menton carré, et nos baskets voyants.

Peu importe que le divorce déchire les muscles de notre cœur, ils doivent frapper lourdement sans difficulté. Peu importe que l’argent parte ; si les cartes de crédit impayées s’entassent dans la cuisine.

Peu importe si l’un d’entre nous est désespéré, désespérément amoureux.

Tellement

amoureux

que rien ne peut mesurer son désespoir.

Nous sommes les Sinclairs.

Pas un n’est dans le besoin.

Pas un n’a tort.

Nous vivons, chaque été, sur une île privée sur la côte du Massachussetts. Peut-être que c’est tout ce que vous avez besoin de savoir. » 

 

CHAP 9

« Je l’ai regardé longtemps. Chaque courbes de son visage étaient familières, et aussi, inconnues. Gat sourit.

Brillamment.

Timidement.

-          Je t’aime, Cady. Je voulais le dire.

Je me penchais et l’embrassais.

Il toucha mon visage. Laissa courir sa main jusqu’en bas de mon cou et le long de ma colonne verticale. La lumière de la fenêtre du volet se dirigea vers nous. Notre baiser était électrique et doux, indécis et certain,

terrifiant et exactement bon.

Je sentais l’amour se précipiter sur Gat et de Gat sur moi.

Nous étions chauds et frissonnants,

et jeunes et anciens,

et en vie.

Je le pensais. C’est vrai. Nous nous aimions déjà. »