vendredi 31 octobre 2014

Salmacis T2, Ame soeur



Couverture de Salmacis, tome 2 : L'âme soeur
Auteur : Emmanuelle de Jesus
 
Edition : Hachette (collection : Black Moon)
 
Prix : 16E

Résumé

Elle s'appelle Faustine Sullivan. Elle a 17 ans. Et jusqu'à sa rencontre avec Andrea Salvaggi, elle avait toujours vécue dans l'ombre de Sascha, son frère jumeau... Depuis, tout a changé. Faustine s'est découvert une passion, l'escalade, où elle excelle. Une passion qui en a entraîné une autre, inattendue, invraisemblable. Cet amour aurait dû être simple, léger, innocent, l'amour de deux jeunes gens qui ont la vie devant eux. Mais ce qui unit Faustine à Andrea, c'est un amour fou, dévorant, absolu. Un amour qui ne laisse pas de place à l'erreur. Car une terrible malédiction frappe Andrea. Il ne peut accorder son amour qu'à un être. Un seul. S'il se trompe, si Faustine n'est pas celle qui lui est destinée, elle en mourra...

 

Mon avis

Voilà donc la fin du diptyque d’Emmanuelle de Jesus publié grâce au tremplin Black Moon et comme pour le 1er tome, je n’ai pas été déçue. Je dirais même plus : j’ai préféré le T2 au premier ! C’est rare ! Souvenez-vous de la fin du T1 : Faustine devait décider si elle voulait risquer sa vie pour pouvoir être avec Andrea ou bien, si elle préférait une vie tranquille sans Andrea mais en étant certaine d’être en vie.

Le tome 2 nous rappelle brièvement ce dilemme et nous donne enfin la solution. Cependant, même si la décision de Faustine n’est pas celle qui suscite le plus de suspens, il reste encore quelques interrogations : est-ce qu’elle va survivre au rituel ? Et quelles seront les conséquences si elle arrive à contrecarrer le destin ?

A mon grand plaisir, Andrea se fait plus présent dans ce tome et prend un peu plus en consistance même si ma préférence va à Solal. Celui-ci devient également plus présent et met toujours autant de légèreté à chacune de ses apparitions, bien trop rares à mon goût. Face à lui, Mehiel est toujours aussi cynique et désabusé, me rappelle par moment Gilles, est indispensable à l’intrigue et c’est tant mieux ! L’ambiance scolaire, bien que présente au début du livre, disparait peu à peu pour former un huis-clos entre les protagonistes et donner un peu plus de profondeur à ce deuxième tome car c’est véritablement le livre du deuil. Sasha est toujours aussi spontané et imbu de lui-même mais il réussi enfin à se réconcilier avec sa sœur. Faustine est le seul personnage qui change en tentant de trouver un sens à l’absurdité de l’existence tout en voulant doubler la Destinée. C’est cette dernière volonté qui lui donne un tout autre visage : en se montrant cruelle, elle s’éloigne par la même occasion du personnage qu’elle était au début de l’œuvre pour illustrer la célèbre devise : « tous les moyens sont bons ». La narration, fidèle au premier tome, est particulièrement bien réussie et démontre les facultés littéraires de l’auteure : le suspens a été maintenu jusqu’à la fin et je n’ai pas pu lâcher le livre de toute la matinée (une fois de plus, je m’inquiète pour ma réussite scolaire si je ne trouve que des livres aussi passionnants et que je passe mes journées au lit sans mes cours ^^). J’arrive à voir une suite à la série, du moins, un spin-off. Je vous avoue que je suis assez mitigée sur une éventuelle suite car même si j’ai beaucoup apprécié cette série, les suites ne sont pas souvent à la hauteur. Cela dit, rien n’a était annoncé sur un éventuel tome 3 et peut-être est-ce bénéfique, la fin se suffisant amplement à elle-même.

 

Extrait

«  - Que tu es belle, Faustine… a-t-il murmuré. Mon Elue…

Troublée, j’ai essayé de l’embrasser mais il s’est penché vers mon oreille.

-          A l’eau !

Je suis entrée lentement dans la source ; l’eau était idéalement chaude, et je me suis glissée sous la surface opalescente comme dans une matrice bienfaisante. Lorsque j’ai émergé, Andrea était nu »