dimanche 14 septembre 2014

Ruy Blas, Hugo


Mon avis

Voilà qui change de mes chroniques ordinaires, n’est-ce pas ? Malheureusement, les cours reprennent (même à la fac ^^) et je dois lire les livres de ma bibliographie ce qui explique la présence d’une pièce d’Hugo sur un blog ordinairement réservé à des livres pour ados/jeunes adultes. Ma biblio étant assez variée et, je le reconnais très incomplète vu que les profs ne semblent pas pressés de nous donner le programme, j’ai décidé de commencer par mon genre de littérature préféré, à savoir le théâtre. N’ayant jamais lu Hugo dramaturge, je me suis lancée. S’il y a bien une chose que je ne peux pas faire, c’est critiquer l’ami Hugo. Pourquoi ? Tout simplement parce que le jour où je serais capable d’écrire comme lui n’est pas encore venu donc je me tais. Néanmoins, il me reste mon libre-arbitre et je dois avouer que je ne suis pas fan des Misérables ; trop de romantisme, de pathos et d’emphase à mon goût. Mais si le Hugo romancier n’est pas la facette que je préfère, le Hugo dramaturge en revanche c’est autre chose ! J’ai adoré Ruy Blas et pourtant ce n’était pas gagné avec la trame un peu marivaudienne et les personnages trop sages à mon goût. Pourtant, Hugo arrive à captiver son lecteur pour le rendre accro à sa pièce de théâtre en mêlant plusieurs thèmes : la fin de la dynastie de Charles Quint dans l’Espagne du XVIIe siècle, un amour impossible aussi dangereux que fatal, la vengeance face à la déchéance et la peinture de l’ascension sociale le tout déroulé en cinq actes courts et aux répliques aussi musicales que dramatiques qui évoquent celles de Racine en plus simples. Je  comprends amplement l’engouement des personnes adorant Hugo et il est certain que je lirai d’autres pièces, peut-être Lucrèce Borgia ou Marie Tudor… En attendant, je dirais à ceux qui sont tentés par la littérature mais qui n’osent pas encore se lancer de ne pas hésiter devant ce drame qui se lit très vite et qui démontre amplement le talent et le génie d’Hugo.