vendredi 11 juillet 2014

Happy end !



Couverture : Happy end !
Tome 5
Auteur : Meg Cabot
Edition : Albin Michel (collection : Wiz)
Prix : 18E

Résumé

C'est le grand jour ! Heather Wells et Cooper, le beau détective, vont se marier !

 Entre les essais de robe de mariée, l'irruption inattendue de sa mère et l'arrivée du prince Rachid, héritier du royaume de Qalif, à l'Université de New York, Heather Wells n'a pas une minute à elle ! Au milieu de toute cette agitation, Fisher Hall est à nouveau le théâtre d'un drame : Jasmine, une surveillante fraîchement recrutée, est retrouvée morte dans sa chambre... Le mariage de Heather va (encore) devoir attendre !


Mon avis

Le dernier livre en librairie de Meg Cabot et tome qui clôture sa série des Irrésistibles, pas de doute, il fallait que je le lise ! De 1 : parce que c’est de Meg Cabot  et de 2 : parce que c’est la fin d’une série (enfin je suppose que ça l’est, car rien d’officiel) et donc, je voulais savoir ce qui arrivait aux personnages.

Heather Wells, ancienne lolita et chanteuse de pop désormais directrice adjoint d’une résidence universitaire de la fac de New-York (allègrement surnommé « Dortoir de la mort ») doit faire face à un nouvel assassinat. Cette fois-ci, c’est l’une des filles constituant le personnel de la fac qui est la victime. Et autant dire que ce meurtre tombe comme un cheveu sur la soupe dans la vie d’Heather : à un mois de la date fatidique de son mariage, elle est débordée par l’organisation quasi inexistante de celui-ci et le chahut que fait le VIR dans son dortoir. « VIR ??! » me direz-vous. « Very Important Resident », vous répondrais-je. Car oui, la fac de New-York accueille une célébrité : le prince Rachid, fils d’un despote du royaume du Qalif, arrive en ville. Et entre les gardes du corps, le réquisitionnement de chambres pour créer une suite digne de ce nom au prince, et les parents mécontents de la rentrée de leurs petits, c’est la folie : son bureau est sans cesse empli de personnes réclamant soit une nouvelle chambre, soit un nouveau dortoir, soit de parents mécontents des colocataires de leurs enfants. Et déjà qu’Heather et la direction étaient débordés en raison de demandes de logement incessantes dues à la réputation glauque de la résidence, quelqu’un se fait assassiner. Rien ne va plus dans le dortoir de la mort ! La police débarque, les gardes du corps de Rachid sont plus que jamais sur le qui-vive et certains parents de plus en plus outrés. Ces trois éléments réunis vont créer des situations cocasses dans lesquelles l’héroïne va devoir se débattre pour notre plus grand bonheur.

Comme toujours avec Meg Cabot, la lecture de ce tome fût un véritable régal de part son écriture désabusée qui vous fait rire même lorsque qu’une action de première importance a lieu mais également grâce à l’intrigue qui, même si la trame ne semble pas changer des autres tomes, réussit à innover et à ne pas donner une impression de déjà vu. En outre, Meg Cabot réussit à créer une complicité avec le lecteur telle que l’on s’identifie à Heather et qu’on a l’impression qu’elle nous fait des private jokes. Sans compter que les personnages secondaires sont tout aussi travaillés que les personnages principaux et les questions que l’on se posait à leur sujet sont elles aussi résolues. Si vous voulez de l’humour, de la romance et du policier c’est ce livre que vous devez lire. Enfin cette série, plutôt x).


Extrait

« 1

Un mois avant le jour J

A l'heure qu'il est vous devriez :

Expédiez les invitations à la réception du dîner

Procéder aux derniers essayages de votre robe de mariée

Vendredi !!!!

Aller chercher votre certificat de mariage

Appeler les invités n'ayant pas encore confirmé

leur présence

Finaliser le plan de table


- Tout va bien se passer. Tout va se passer à merveille, tu verras.

Un mois que je me tue à répéter ça à mon fiancé Cooper.

Chaque fois que je le dis, Cooper me jette un de ses adorables regards, l'un de ses sourcils bruns dressé plus haut que l'autre. Il sait exactement de quoi je parle, et cela n'a rien à voir avec notre mariage prochain, au Plaza Hotel de New York.

- Sais-tu que, d'après les statistiques, les 18-23 ans sont ceux qui risquent le plus de se retrouver un jour aux urgences ? Fait-il remarquer. Du moins en ce qui concerne les blessures dues aux accidents. Et ils sont également plus nombreux à mourir de ce type de blessures que dans tout autre groupe d'âge.

Quand on vit avec un détective privé, on peut-être assuré de plusieurs choses. Un, de l'irrégularité de ses horaires. Deux, de la présence d'armes à feu sous son toit.

Trois, vous pouvez compter sur lui pour vous sortir toutes sortes de détails concernant des sujets sur lesquels vous ne coulez pas forcément en savoir davantage. LE nombre de délinquants sexuels fichés vivant dans un rayon de huit kilomètres autour de votre maison, par exemple. Ou le fait que les 18-23 ans risquent, plus que n'importe quel autre groupe d'âge, de se retrouver aux urgences.

Je le fusille du regard.

Et alors ?

Il n'y a donc riren d'étonnant à ce qu'une université ayant une population aussi importante compte un ou deux décès par ans.

Pas cette année ! Dis-je en secouant énergiquement la tête au-dessus de nos plats chinois commandés par téléphone.

Tout ce que nous consommons, ces derniers temps, nous arrive dans des boîtes en papier parce que avec l'installation imminente des Première année, je n'ai plus une minutes à moi. LE soir, je rentre à la maison de plus en plus tard, sur les rotules à force de mettre de l'ordre dans les jeux de clés et de superviser le nettoyage des chambres. De son côté, Cooper est sur une enquête, même si par souci de confidentialité envers son client, il refuse de me dire ce qu'implique sa mission.

Cette année va être complètement différente des précédentes. Il n'y aura pas un seul mort parmi les résidents de Fischer Hall. Pas même à cause d'un accident.

Tu comptes faire quoi pour ça ? Demande Cooper en mâchonnant un travers de pôrc sauce aigre-douce. Les envelopper dans du papier bulle ?

Je m'imagine des étudiants de premier cycle que résident dans le bâtiment où je travaille s'efforçant de se déplacer dans les rues de New York emmailloté dans un matériau d'emballage en plastique. Bizarrement, l'idée n'est pas pour me déplaire.

Difficilement faisable, hélas. Je crains qu'ils ne protestent au nom des droits de l'omme. Bien vu, cela dit.

Cooper a les deux sourcils dressés, à présent. Et l'air vaguement amusé.

Vaut sans doute mieux qu'on ne puisse pas avoir d'enfants, si tu penses que c'est une bonne idée de les envelopper dans un papier bulle.

J'ignore la pique.

Ok, et dit comme ça, tu en penses quoi : « Tant qu'aucun d'eux ne se fait assassiner, je m'estime heureuse ! »

Tendant la main par-dessus le porc aux champignons noirs, Cooper serre tendrement la mienne.

Voici l'une des nombreuses raisons pour lesquelles je suis tombé amoureux de toi, Heather. Ton optimisme ne connaît pas de limites.

Oui, cette année serait différente des autres. Rien à voir avec l'année dernière. J'avais commencé à bosser comme directrice adjointe en étant persuadée de ne pas plaire à Cooper, et en ayant perdu ma première étudiante au bout de quelques semaines.

Cette année, Cooper et moi allions nous marier. Et la rentrée n'avait pas même eu lieu que Fischer Hall déplorait déjà la mort de l'un de ses résidents.

J'aurais dû rester sur l'idée de les emballer dans du papier bulle. »